03.05.2009
François Bayrou dénonce les "abus de pouvoir"

Comme le dit son titre évocateur, François Bayrou dénonce les multiples "abus de pouvoir" mettant bas les piliers de la démocratie, mais pas seulement celà. Il s’attaque aussi au démantèlement progressif, volontaire, recherché, des fondements de notre république, de l’égalité des chances, des services publics, du contrat social. La rupture annoncée de Nicolas Sarkozy, c’est bien celle-là. François Bayrou s’attaque comme jamais auparavant aux puissances financières qui dominent la planète dans la mondialisation, incarnées par une oligarchie qui s’apparente à la nouvelle aristocratie d’aujourd’hui. Ce livre ouvre également nos yeux sur le point charnière d’évolution de civilisation impliquant les peuples dans le choix qu’ils devront faire entre la passivité, le consentement d’un modèle injuste et destructeur, et la résistance à ce modèle, pour repartir sur d’autres bases humanistes, justes, démocrates, durables. Tout ceci est très profond et loin d’une simple "posture électorale" et les lecteurs en conviendront, citoyens, journalistes, intellectuels, quel que soit leur engagement politique. La plume est enlevée, acerbe, affûtée, trempée dans l’encre de la démocratie. Son auteur a du panache et de la stature. A lire Absolument !
21:31 Publié dans analyses politiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sarkozy, démocratie, égocratie, république
14.02.2007
Pour la Saint-Valentin, la République déclare sa flamme à François Bayrou
De tous les candidats, je vois en ce François
Le seul qui défende République et respect,
La voix des citoyens, les principes qu'ils soient,
Liberté, égalité ou fraternité !
Je lis sur son visage les marques de son coeur
Des rayons de soleil autour de ses yeux bruns
Qui diffusent un regard venant des profondeurs
Et qui parfois pétillent d'étincelles d'airain.
Entre ses deux sourcils la ride dite "du lion"
Marque la volonté et la ténacité
Ainsi que deux sillons au milieu de son Front,
Signes qu'il lui arrive parfois de s'étonner.
Une bouche gourmande, délicieus'ment charnue,
Encerclée de fossettes qui lui tirent un sourire
Remontant des pommettes sous ses yeux devenus
Des astres de lumière, des étoiles pour séduire
Celui qui ne croit plus dans cette obscurité
Ou pour réconforter celle dans l'abandon,
Ceux qui désespèrent d'être jamais écoutés.
Enfin pour compléter n'oublions le menton,
Bien carré et orné d'une fossette centrale,
Ainsi qu'un beau nez droit qui donne à son profil
Un air volontaire, rebelle et magistral,
Celui d'un chef de guerre valeureux et viril.
Sous ces traits on devine un immense courage
Une grande beauté d'âme, de profondes valeurs,
Que le visage dessine et affirme avec l'âge,
La vérité de l'être qui vient de l'intérieur.
Marianne (la République)
18:40 Publié dans Poèmes et chansons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, elections, republique, Marianne
11.02.2007
Message de Marianne (la République) aux citoyens français
Chère Citoyenne, cher Citoyen,
Nous avons prochainement un rendez-vous important : le 22 avril et le 6 mai 2007, pour l’élection présidentielle. Puis un autre également le 10 et 17 juin 2007 pour les législatives. Par ton vote, tu vas m’unir pour cinq ans à un homme ou à une femme, qui je l’espère me respectera et aimera la France et les Français, n’abusera pas de son pouvoir à des fins personnelles et partisanes, et m’aidera à refonder notre démocratie, réconcilier la société française et reconstruire son économie. Tu auras ensuite à choisir ton représentant à l’Assemblée Nationale, auquel tu délègueras le pouvoir de discuter et de voter des lois et de veiller à leur application. N’oublie jamais que le pouvoir t’appartient, Citoyen, et qu’en cet instant solennel le destin de la France est entre tes mains ! C’est assez rare que je m’adresse à toi ainsi en direct, depuis ma naissance en 1792. Je profite des nouveaux médias mis à ma disposition, notamment Internet et les journaux encore « libres », pour te rappeler les droits de l’homme et du citoyen et t’aider à préparer ce rendez-vous. Ainsi souviens-toi de ma devise, inscrite sur tous les frontons des mairies et des écoles de nos villes et de nos villages : « Liberté, Egalité, Fraternité ».
LIBERTE « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (art.6) « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme » (art.11). « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses » (art.10). De même, au-delà de la libre expression des pensées, la libre circulation des marchandises et des services est-elle une condition nécessaire au développement de l’économie française, européenne et mondiale, mais, à condition qu’elle ne nuise pas à la survie de l’homme et de la planète, ni aux principes d’égalité et de fraternité qui l’accompagnent, c'est-à-dire pas au détriment des plus pauvres et des plus démunis au profit des nantis, ni au détriment des générations futures.
EGALITE « Les hommes (j’ajouterai aussi les femmes !) naissent et demeurent libres et égaux en droits » (art.1).
Tous les citoyens français doivent pouvoir revendiquer cette égalité de droit, devant l’accès à l’éducation, à la santé, au logement, à la sécurité, aux services minimaux de transport et de communication, à l’information, à la vérité. Et ceci quels que soient leur sexe, leur couleur, leur origine, leur région, leur héritage patrimonial et culturel, leur niveau de revenu, leur réseau de relations.
FRATERNITE Si la liberté et l’égalité n’étaient pas associées à la fraternité, notre monde serait triste. Sans amour, l’homme moderne ne serait plus qu’une machine, un robot sans espoir, sans goût de vivre. Sans la solidarité, la somme des intérêts individuels ne serait plus égale à l’intérêt collectif, équation sans laquelle la survie même de l’être humain, de l’espèce humaine, n’est plus assurée.
Enfin, pour garantir la viabilité de cette République, gardienne de la démocratie, il faut préserver sa REPRESENTATIVITE et LEGITIMITE.
Premier principe : quelles que soient tes opinions, que tu aies déjà décidé ou non à qui déléguer ta confiance, il est important de VOTER. Ne pas le faire, c’est tuer la démocratie. S’abstenir, c’est stériliser la République. C ’est faire injure à tes ancêtres qui sont parfois morts pour avoir défendu ta liberté et ton pouvoir de choisir tes dirigeants.
Deuxième principe : être RESPONSABLE. Avant de voter, prends un minimum de temps à écouter les candidats, à lire leurs projets, à juger de leur fiabilité et de leur crédibilité. Ne te laisse pas influencer par les apparences, par des comportements partisans bornés, claniques ou courtisans. Ne te laisse pas infantiliser, ne brade pas ton vote pour des paroles prometteuses, flatteuses, mais menteuses.
Troisième principe : être IMPARTIAL. Pour cela, je te propose une méthode simple et efficace :
1- compare les contenus des projets proposés, par thème. Exerce ta propre vision critique sur ces contenus, par rapport aux droits de l’homme exposés précédemment, sur leur cohérence, et sur les moyens financiers proposés pour la mise en application de ces contenus.
2- Evalue la personnalité du candidat ou de la candidate, sa fiabilité, sa crédibilité, sa loyauté, son désintéressement et son dévouement pour la France , son humanité, et aussi sa force, sa façon de s’exprimer au nom de la France.
3- Enfin regarde l’équipe dont s’entoure cet homme ou cette femme, la manière dont elle fonctionne. Ce sera sans doute ainsi que fonctionnera le futur gouvernement.
Un des premiers contenus de projet qui conditionne les autres car de lui dépend ta représentativité et la légitimité de cette délégation de pouvoir : c’est l’assainissement de mes institutions. Mes fondations sont usées, s’affaissent…Tu n’es peut-être même plus représenté au parlement à la hauteur de ce que tes idées pèsent dans ce pays. Tu as délégué tes pouvoirs à des députés qui parfois ne sont même pas présents au parlement pour discuter et voter les lois, et qui souvent perdent plus de temps à s’invectiver vivement en séance, qu’à s’écouter et dialoguer calmement et dans le respect que l’on doit à un interlocuteur, fut-il d’un autre avis que le sien. Il ne s’agit pas de mettre un « coup de peinture » sur ma façade mais bien de refaire une chape de bêton sous ma bâtisse lézardée.
Aux urnes, citoyen !
Marianne ( la République )
23:00 Publié dans Elections présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections 2007, Marianne, republique, citoyennete
04.02.2007
La Marseillaise des cotillons (Journal des Cotillons, juin 1848)
Tremblez, tyrans portant culotte !
Femmes, votre jour est venu :
Point de pitié, mettons en note
Tous les torts du sexe barbu ! (bis)
Voilà trop longtemps que ça dure,
Notre patience est à bout.
Debout, Vésuviennes, debout,
Et lavons notre vieille injure.
Liberté sur nos fronts
Verse tes chauds rayons;
Tremblez, tremblez, maris jaloux,
Respect aux cotillons ! L'homme, ce despote sauvage,
Eut soin de proclamer ses droits ;
Créons des droits à notre usage,
A notre usage ayons des lois ! (bis)
Si l'homme en l'an quatre-vingt-treize
Eut soin de ne songer qu'à lui,
Travaillons pour nous aujourd'huî,
Faisons-nous une Marseillaise !
Jusqu'à ce jour, dans ce triste monde,
Tout était borgne et de travers ;
Partout, sur la machine ronde,
La femme essuyait des revers ; (bis)
Qu'un pareil chaos se débrouille.
A nous de battre le tambour !
Et vous, messieurs, à votre tour,
Filez, filez notre quenouille.
Combien de nous furent vexées
Depuis le matin jusqu'au soir !
Nos pauvres paupières lassées,
De pleurs étaient le réservoir. (bis)
Prenons, prenons notre revanche,
Que le sexe battu jadis
Aujourd'hui batte les maris,
Ainsi, nous serons manche à manche.
On dit qu'Eve, notre grand-mère,
N'avait chemise ni maillot ;
Supprimons notre couturière,
Oui, la couturière est de trop. (bis)
La liberté, chaste amazone,
N'admet ni voiles ni verrous ;
A la barbe de nos époux
Luttons comme à Lacédémone.
19:55 Publié dans hymne national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : republique, politique, hymne national, marseillaise, Marianne


