04.03.2008
Pau en alexandrins, pour François Bayrou

Pau, l’unique ville de tous nos sentiments,
Pau, dont l’histoire transpire en ses bâtiments,
Fière d’être toujours rebelle et insoumise,
Gardienne de Navarre jamais ne fut conquise
De force par la France et tous ses grands Seigneurs,
Et c’est plutôt Henri qui lui fit cet honneur
De donner au pays l’un de ses plus grand roys.
Pau fut à l’origine de l’Etat de droit,
De l’Habeas Corpus, d’une constitution,
Déjà depuis l’an mille, une révolution.
« Ici sont les fors du Béarn », son préambule,
Annonce que seul le peuple ou sous sa férule
Peut décider des lois et du destin des hommes,
Et que le souverain n’est point tel un surhomme,
Celui qui d’un pouvoir divin bénéficie,
Mais celui qui respecte la démocratie.
Sa devise est « Urbis palladium et gentis »
Pour mettre les Palois sous des heureux auspices,
« Sauvegarde de la Ville et de la Nation »,
Alliant* indépendance et intégration.
En béarnais "pau" signifie la palissade,
Et pourtant elle est loin d’être une barricade,
Ouverte sur le monde, depuis les Pyrénées,
Nourrie par la montagne, c’est de là qu’elle est née.
Et son blason d'azur, barrière de trois pals,
L’écorce de tortue et couronne royale,
Le paon rouant d'or et deux vaches couronnées,
Rappelant que l’animal a sa destinée,
La lettre H capitale comme Henri à dextre,
Le chiffre IV romain quant à lui à senestre.
« Le Béarnais est pauvre, mais ne baisse** pas la tête »,
Il veut faire de Pau Capitale vedette,
C’est un vrai pionnier dans un pays de fierté
Refusant de plier, gardant sa liberté.
Marie-Anne (28 II 2008)
* prononcer « alli-ant » pour respecter les 12 pieds
** e muet pour « pauvre » (normal, césure à l’hémistiche) et aussi forcé à « baisse » pour respecter les 12 pieds
12:25 Publié dans Poèmes et chansons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, pau, municipales, 2008


