04.03.2008

Pau en alexandrins, pour François Bayrou

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Pau, l’unique ville de tous nos sentiments,

Pau, dont l’histoire transpire en ses bâtiments,

Fière d’être toujours rebelle et insoumise,

Gardienne de Navarre jamais ne fut conquise

De force par la France et tous ses grands Seigneurs,

Et c’est plutôt Henri qui lui fit cet honneur

De donner au pays l’un de ses plus grand roys.

Pau fut à l’origine de l’Etat de droit,

De l’Habeas Corpus, d’une constitution,

Déjà depuis l’an mille, une révolution.

« Ici sont les fors du Béarn », son préambule,

Annonce que seul le peuple ou sous sa férule

Peut décider des lois et du destin des hommes,

Et que le souverain n’est point tel un surhomme,

Celui qui d’un pouvoir divin bénéficie,

Mais celui qui respecte la démocratie.

Sa devise est « Urbis palladium et gentis » 

Pour mettre les Palois sous des heureux auspices,

« Sauvegarde de la Ville et de la Nation »,

Alliant* indépendance et intégration.

En béarnais "pau" signifie la palissade,

Et pourtant elle est loin d’être une barricade,

Ouverte sur le monde, depuis les Pyrénées,

Nourrie par la montagne, c’est de là qu’elle est née.

Et son blason d'azur, barrière de trois pals,

L’écorce de tortue et couronne royale,

Le paon rouant d'or et deux vaches couronnées,

Rappelant que l’animal a sa destinée,

La lettre H capitale comme Henri à dextre,

Le chiffre IV romain quant à lui à senestre.

« Le Béarnais est pauvre, mais ne baisse** pas la tête »,

Il veut faire de Pau  Capitale vedette,

C’est un vrai pionnier dans un pays de fierté

Refusant de plier, gardant sa liberté.

           Marie-Anne (28 II 2008)

 

* prononcer « alli-ant » pour respecter les 12 pieds
** e muet pour « pauvre » (normal, césure à l’hémistiche) et aussi forcé à « baisse » pour respecter les 12 pieds

 

01.01.2008

Pour cette année 2008

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Misez sur des mots, osez ce qui démode, et surtout,...

MoDémisez "de toutes vos forces" !

10.09.2007

Charte des valeurs du MoDem de Marianne (en alexandrins))

Nous, les fondateurs du Mouvement Démocrate,

Présentons ci-après dans la présente charte

Tout ce qui constitue nos profondes valeurs,

Celles guidant notre âme et fondant notre cœur.

Humanisme, démocratie et république

Forment les fondations de notre politique.

LES VALEURS D’HUMANISME

L’Homme, une valeur centrale

L’idéal Humaniste a pour priorité

Le progrès de l’ensemble de l’Humanité.

L’Homme est un but en soi, notre valeur centrale.

L’argent n’est qu’un moyen, un minimum vital,

Un carburant nécessaire à l’économie,

Mais non une fin en soi ni un but dans la vie.

L’Homme ne doit pas être qu’un consommateur,

Une simple ressource ou bien un producteur.

Au sein du monde humain, « tout homme en vaut un autre,

Offre son potentiel », cette devise est nôtre.

A chacun sa dignité depuis son enfance,

Aussi droit au respect, à la reconnaissance.

« Etre » et « devenir » sont de tous les auxiliaires

Ceux qui de loin prévalent, ceux que l’on préfère

A « avoir » et « paraître », trop valorisés

Par le matérialisme de nos sociétés.

Construire une société de confiance

Il faut construire une société de confiance

Fondée sur le respect, justice et tolérance,

L’art de vivre ensemble, la solidarité,

L’intérêt général, la générosité,

L’égalité des chances éveillant les talents,

Permettant d’accomplir leur épanouissement.

Le contraire d’une société de défiance

Où l’inégalité germe dès la naissance,

Où domine toujours cette loi du plus fort,

Des riches et puissants, laissant le faible mort.

Là où l’anonymat comme l’isolement

Et le « chacun pour soi » règnent également.

Dans cette société humaine et humaniste

Et non point agressive, hautaine et égoïste,

Gageons que l’homme soit en tout point responsable

De son propre avenir et de tous ses semblables

Et qu’il sache élever son niveau de conscience

De sa propre attitude à l’usage des sciences.

Fonder un projet de civilisation

Nous voulons un projet de civilisation

Où développement a signification

D’abord à la base au niveau individuel,

La relation sociale et le spirituel,

Et mondial sur le développement durable

Qui ne doit pas être uniquement imputable

A la permanence des sources d’énergie,

Mais doit répondre à tous nos besoins d’aujourd’hui,

Sans compromettre pourtant la capacité

Des générations futures à profiter,

Quel que soit le domaine où leur besoin s’applique,

Y compris la gestion des finances publiques.

Respectons nos racines et nos traditions,

La mémoire des peuples et leurs convictions,

L’héritage commun fait de diversité,

Qui nous enrichissent par la pluralité.

Protégeons nos coutumes et langues régionales

Du danger de l’uniformisation mondiale

A la fois culturelle et idéologique,

Comme la mondialisation économique !

Classons-les patrimoines de l’humanité

Comme des biens précieux qu’il nous faut protéger !

L’identité se décline  tant régionale

Que nationale, européenne ou bien mondiale.

Et si nos histoires sont toutes différentes,

Notre avenir commun est la chose importante :

Où voulons-nous aller, dans quelle direction,

Doit être pour nous tous l’essentielle question.

Redonner un sens à  la relation humaine

Il nous faut découvrir une autre relation

Avec nos semblables, la communication,

D’abord au quotidien, celle de tous les jours,

Du simple geste amical, du simple bonjour,

Du sourire gratuit, de l’entraide banale,

Afin de bien retisser un vrai lien social

Au sein du voisinage et des associations

Dans la vie du privé comme des professions.

Une relation non forcément monnayée,

Non plus systématiquement marchandisée,

Où l’on offre avec un simple désir d’offrir,

Et où l’on donne uniquement pour faire plaisir,

Sans attendre en échange un renvoi en retour

Un troc des services et même de l’amour.

Retrouver la prospérité

Le goût de l’entreprise et de l’innovation

Doit bien nous motiver dans toutes nos actions

Plus que l’appât du gain, la valeur ajoutée,

La rentabilité à court terme assurée,

Le modèle actuel  exigeant rendement

D’au moins quinze pour cent sur l’investissement,

La spéculation s’avérant préférentielle

A la logique du projet industriel

Exigeant souvent  durée et persévérance,

S’inscrivant sur le terme d’une autre échéance.

LES VALEURS DE LA DEMOCRATIE

La démocratie permet de construire l’homme,

Reconnaît sa place, citoyen autonome,

Sa dignité, sa conscience et son jugement,

Responsable de ses actes moralement.

Changer le statut du citoyen

Mais le citoyen voit son pouvoir limité

A la désignation des personnalités

Dirigeantes qu’il a choisies par son suffrage

Qui vont après régner, décider sans partage.

Or le citoyen est de plus en plus formé

Et par les médias de plus en plus informé.

Ainsi la simple délégation du pouvoir

Semble pour s’avérer mieux justifiée devoir

Redonner au citoyen un rôle d’acteur,

Afin que son avis serve aussi de moteur,

Sortir de l’ attitude immature et soumise,

Sur laquelle toute autorité reste assise.

Organisons une vraie participation !

Osons une véritable concertation,

Entre le pouvoir, l’ensemble des citoyens !

Une vraie consultation qui fera du bien,

Pas une fausse où l’on fait mine d’écouter

Pour ensuite imposer ce qu’on a décidé.

Un sain conflit permet l’expression des attentes,

En dénouant les tensions comme une détente,

La contradiction renforce l’autorité,

Donne à son exercice légitimité.

Cette fertile discussion ne peut se faire

Sans un renforcement des corps intermédiaires :

Associations, syndicats ou corporations

En tant que citoyennes représentations.

Redonner au pouvoir sa légitimité

La vraie démocratie doit aussi assurer

Au pouvoir une franche légitimité,

Par au Parlement une représentation

Juste de l’ensemble des courants d’opinion.

Séparer les pouvoirs

Elle doit aussi ne pas oublier ses devoirs

De respect de la séparation des pouvoirs,

Exécutif, législatif et juridique

Sans oublier non plus le pouvoir médiatique.

Instaurer une démocratie sociale

Instaurons enfin la démocratie sociale

Qui redonne au travail sa place capitale

Car ce qui fonde le lien entre tous les hommes

C’est bien l’utilité sociale, au minimum,

C’est à dire le travail dans la société,

Et non le droit à un revenu assuré,

Condition de la reconnaissance qui donne

Source d’épanouissement à toute personne.

Il ne s’agit pas de cet Etat providence,

Omnipotent et qui gère toute la France,

Mais bien d’un modèle plus décentralisé,

Laissant la place à plus de créativité,

S’appuyant sur les collectivités locales,

Le commerce, l’artisanat et le social.

Faire de l’Europe une communauté de civilisation

Il faut réconcilier l’Europe et la Nation,

Tel est l’enjeu de notre civilisation,

Construire en commun l’avenir de ces pays

Pour résoudre les problèmes de l’énergie,

Immigration, défense ou environnement,

L’Europe doit être  lieu de rassemblement

De problèmes communs pour mieux nous protéger

Et mieux promouvoir ainsi nos valeurs sacrées.

LES VALEURS DE LA REPUBLIQUE

Les valeurs de la République aiment rimer :

liberté, égalité et fraternité,

sécurité, autorité, laïcité,

citoyenneté et aussi identité.

Notre constitution dit de la République

Qu’elle est à la fois démocratique et laïque,

Mais la qualifie également de sociale,

Ses pouvoirs séparés, son Etat impartial.

La République apporte au citoyen des droits,

Ce dernier a aussi des devoirs et se doit

D’obéir à un ordre, à une autorité

Pour que l’équilibre soit toujours respecté.

Ces valeurs de la République se tiennent toutes,

Et elles sont chacune comme une clé de voûte .

Eclairées par celles de la démocratie

Elles se trouvent ainsi grâce à elles enrichies

Par la conscience et la responsabilité,

Permettant de nuancer, relativiser.

Ces vertus se méritent et requièrent résistance,

Ne découlent point d’une quelconque évidence.

La liberté se gagne et ne va pas de soi

Comme l’égalité, difficile parfois,

Et la fraternité, ne sont pas naturelles

Face aux dominations, ces vertus sont rebelles.

La République a certains espaces sacrés,

Certains lieux doivent être sanctuarisés :

L’école, le tribunal, et le Parlement

Font partie de ces cas, objets du sacrement.

L’ENGAGEMENT DU MODEM

Ainsi nous assurons que toutes ces valeurs
Nous servent de vecteurs ou d’axes directeurs

Pour ce très beau projet de civilisation.

Elles sont notre boussole et notre direction.

Ce chantier fondateur dont nous sommes pionniers,

Celui de l’humanisme, un modèle à créer,

C’est le sens de notre engagement politique,

L’objet de la charte que le MoDem applique.

           Marie-Anne Kraft

09.09.2007

Charte des valeurs du MoDem par Marianne (en prose)

Nous, fondateurs du Mouvement Démocrate, sommes les défenseurs de l’idéal humaniste, de la démocratie et de la république.

Nous visons par l’idéal humaniste le progrès de l’Humanité. L’humanisme place l’Homme au centre, lui reconnaissant en tant qu’individu sa conscience, sa responsabilité, sa valeur et son potentiel, quelles que soient son identité, sa naissance, son origine sociale, ethnique et culturelle.

Nous faisons nôtres les valeurs de l’Humanisme, qui sont des valeurs de confiance, de respect, de tolérance, d’authenticité, de transparence, de justice et de solidarité. Ainsi l’Humanisme s’oppose au matérialisme, qui gangrène de plus en plus nos sociétés aujourd’hui, laissant s’instaurer une domination par l’argent, confisquant le pouvoir au bénéfice des riches et des puissants et accréditant que nos motivations essentielles sont l’acquisition des richesses et la consommation. Ce courant humaniste est résistant, révolutionnaire et pacifique.

Résistant car les valeurs qu’il prône sont des valeurs de résistance : la liberté individuelle doit se gagner face à un monde où ce qui est naturel, c’est la domination de l’autre. L’égalité entre les hommes ne va pas de soi non plus dans un monde où chacun cherche à défendre ses acquis. La solidarité et la fraternité ne sont pas non plus systématiques, l’égoïsme, l’individualisme et d’hédonisme étant aussi des attitudes plus faciles à adopter chez l’homme.

Révolutionnaire car il affronte la domination des esprits et de l’argent par les puissants, il bouleverse les pouvoirs établis.

Pacifique car il croit en une émancipation des hommes qui sont de plus en plus formés et informés pour élever leur conscience et prendre leurs responsabilités, notamment dans les pays qui fonctionnent en démocratie, par l’expression et le vote. Il a également l’espoir que les puissants eux-mêmes adhèrent aux valeurs de l’Humanisme et réalisent que seules ces valeurs sont à même de porter le progrès de l’Humanité et de sauver le devenir même de l’espèce humaine et de donner sens à son existence.

Inspirés d’Humanisme, nous voulons construire une société de confiance, tant au niveau individuel que sur le plan collectif, une société qui donne le sens de « vivre ensemble », où les relations entre les humains ne sont pas systématiquement monnayées ou « marchandisées ». La société de confiance s’oppose à une société de défiance, où l’inégalité germe dès la naissance, où domine la loi du plus fort et du plus riche, où l’apparence, la caste et le carnet d’adresse priment sur la compétence, où règnent l’anonymat, l’isolement, le « chacun pour soi » et le « sauve-qui-peut ».

Cette société s’inscrit dans un projet de civilisation transversal et universel, dans un univers mondialisé, se traduisant aussi bien au niveau individuel, de la famille, de la commune, de la région, de la nation, de l’Europe et du Monde. Ce projet doit viser la prospérité, pas seulement matérielle mais aussi humaine et spirituelle, redonner le goût de l’entreprise et de l’innovation, une motivation sur des objectifs industriels visant un progrès et une valeur humaine, pas seulement une « valeur ajoutée » financière, ne visant que la rentabilité financière à court terme, le retour sur investissement minimum de 15%.

Ce projet doit aussi viser la préservation de la planète et ce qu’on appelle improprement le « développement durable ». Nous proposons de définir ce terme en ne le limitant pas au souci de permanence des sources d’énergie et des ressources en général, mais en le considérant comme un « devoir de répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre pour autant la capacité des générations futures à répondre des leurs », quel que soit le domaine où il s’applique. C’est vrai notamment pour la gestion de la dette publique qui grève les générations futures.

Nous voulons réconcilier l’Europe avec les Nations. L’Europe ne doit pas être  réduite à un simple espace de libre échange. Elle doit être le lieu de rassemblement des problèmes communs des pays européens, pour protéger et promouvoir leurs ressources, leurs cultures, leurs valeurs. Les problèmes de ressources énergétiques, d’environnement, d’immigration, de défense doivent être traités au niveau de l’Europe.

Nous devons aussi protéger nos racines, notre identité, nos traditions, notre culture et nos langues régionales, face à la mondialisation et à l’uniformisation culturelle et idéologique.

Nous sommes convaincus que l’organisation sociale et politique la mieux à même de répondre à cet idéal est la démocratie. La démocratie permet de construire l’Homme, reconnaît sa place en tant que citoyen autonome libre de corps et de pensée, ayant une conscience et une capacité de jugement, responsable de ses actes moralement. La démocratie donne la parole et le pouvoir au citoyen, pouvoir qu’il organise en le déléguant et en le contrôlant. Elle suppose idéalement que le citoyen bénéficie d’une transparence de l’information, d’un accès aux connaissances et à l’éducation.

Nous proposons une démocratie proche du citoyen, qui l’informe sur les problèmes du pays, de l’Europe, du Monde, lui explique les solutions proposées et lui donne les moyens de s’exprimer.

Nous prônons également la démocratie sociale, qui redonne au travail une valeur capitale, car ce qui fonde le lien entre les hommes, c’est essentiellement l’utilité sociale, c’est à dire le travail. C’est par là que l’individu acquiert une reconnaissance, donc une source d’épanouissement de ses talents, et non simplement par la garantie d’un revenu assuré.

Aussi sommes-nous  intransigeants sur les valeurs fondamentales de la Démocratie. Nous tenons pour prioritaire le droit à l’expression, à l’éducation et à l’information du citoyen. Nous défendons la juste représentation des courants d’opinion, le pluralisme, l’indépendance des médias et accordons priorité à l’éducation.

Nous pensons que le pouvoir du citoyen ne doit plus être limité à la désignation de ses dirigeants par son suffrage, qui ensuite peuvent régner et décider sans lui rendre de comptes ou bien en lui en rendant mais toujours à sens unique, sans concertation. Il faut aller plus loin en changeant le statut du citoyen, en lui  donnant un rôle d’acteur et tenir compte de son avis au sein d’une véritable concertation. Pas une consultation d’apparence où l’on fait mine d’écouter pour ensuite imposer ce qu’on a décidé. Le conflit est sain car permet l’expression des attentes et dénoue les tensions. La contradiction renforce ainsi l’autorité et donne légitimité à son exercice.

La République formalise et institutionnalise la démocratie en la dotant d’une constitution et d’institutions lui permettant de bien fonctionner. Comme le stipule notre constitution, la République est « démocratique, laïque et sociale ». Elle repose sur les valeurs de  « Liberté, Egalité et Fraternité » qui sont des droits du citoyen. Elle garantit aussi son identité, sa citoyenneté, sa sécurité physique et la propriété, la protection de ses biens. Elle confère au citoyen des droits mais en retour ce dernier  a aussi des devoirs : le respect de l’autorité, le civisme, une forme de patriotisme. La République impose la séparation des pouvoirs et l’impartialité de l’Etat.

Nous adhérons à ces valeurs de la République, qu’il faut défendre contre toutes les dérives. Ces valeurs sont bien souvent piétinées, bafouées, contournées. Il faut assainir les institutions et mieux garantir la séparation des pouvoirs, non seulement exécutif, législatif et juridique, mais aussi financier et médiatique.

Nous pensons que la République a ses espaces sacrés, certains lieux qui méritent d’être « sanctuarisés », notamment l’Ecole, le tribunal et le Parlement.

Même si le rôle de l’Etat est important dans sa fonction régalienne, protectrice et redistributive de richesses, nous ne croyons pas à un Etat omnipotent qui gère tout et laisse penser qu’il prend tout en charge dans la vie du citoyen et dans la gestion du pays. Pour redonner au citoyen un rôle acteur et participatif, organiser une concertation entre le pouvoir et le peuple, nous proposons une gestion plus décentralisée de certains problèmes et le renforcement des corps intermédiaires, des représentations citoyennes tels que les syndicats, les corporations, les associations.

Il faut réinventer un modèle de société. C’est une tâche et une responsabilité immense qui nous incombe, celle d’un véritable projet de civilisation.

Ainsi, nous assurons que toutes ces valeurs nous servent de vecteurs ou d’axes directeurs, pour entreprendre, avec nos amis démocrates européens, ce projet de civilisation, un chantier fondateur dont nous sommes les pionniers. Tel est le sens de notre engagement, celui du Mouvement Démocrate.

                                    Marie-Anne Kraft

08.09.2007

LES MOTS

Il y a tous ces mots que l’on ne dit jamais,
Ceux que l’on n’ose pas dire sans ridicule,
Restant au fond de soi comme s’ils se cachaient,
Ceux qui ne sortent pas, enfermés dans leur bulle.

Mais ces mots silencieux sonnent parfois plus fort
Que de belles paroles, à dire ou bien à lire,
Lorsqu’ils parlent du coeur et ne sont point sonores,
Se lisent dans les yeux, dans un léger soupir. 

Et il y a les mots qu’on lâche par mégarde,
Ceux qui vont faire mal et laisser des blessures,
Partis d’un petit rien et sans qu’on se regarde,
D’une phrase banale ouvrant la déchirure.

Il est de ces mots creux comme une amphore antique,
Qui ont perdu leur sens et sont polyvalents,
Car en toute occasion ils nous sont bien pratiques,
Nous évitent l’effort de penser en parlant.

Que dire de ces mots, nobles et magnifiques
Que la langue a créé pour une éternité,
Racines de l’histoire mais que l’on applique
A d’autres contenus, qu’ils n’ont pas mérités ?

Miroirs de nos pensées, avouées ou bien tues,
Les mots sont l’enveloppe de nos sentiments,
Costume des mensonges parfois revêtus,
Les briques des livres qui se font bâtiments.

                  Marie-Anne (7.IX.2007)

27.05.2007

L'orthodontiste

Tel un architecte structurant nos palais,
Il ajuste leur base depuis leurs fondations
et redonne beauté à ce qui était laid
sur leur vile façade par rénovation.

Quel habile orfèvre, magicien du métal !
Par une torsion de tiges embrassant nos dents,
Il nous impose un mors tel celui d'un cheval
Qu'il faudra supporter de nombreux mois durant.

Et comme un joaillier qui sertit nos couronnes,
Il orne de bagues toutes resplendissantes,
Nos dents en un collier, perles qu'il confectionne,
Pour notre sourire une parure séduisante.

Nous lui confions nos bouches et dents de travers,
Il en fait un écrin garni de beaux trésors,
Métalliques d'abord pour que les soins opèrent,
Puis de perles nacrées libérées des ressorts.

Plus qu'un grand médecin, un véritable artiste,
Qui marie la santé, la beauté des visages,
Magnifique métier, celui d'orthodontiste,
Redonnant le sourire à tous et à tous âges !

Réveil douloureux au 23 avril 2007

Il est de ces moments ultimes
Ou le destin peut basculer,
Vous porter en haut des cimes
Ou vous jeter dans le fossé.

Si seulement j'avais la clé
De la grande horloge du monde,
Je ferais alors reculer
L'aiguille marquant les secondes,
Les minutes ou bien les heures,
et je proposerais un autre
Scénario en tout point meilleur
A celui-là qui fut le nôtre.

Mais l'Horloger seul a la clé
De la mystérieuse pendule,
Le temps avance à pas forcé
Mais jamais, jamais, ne recule.

J'ai retenu toutes mes larmes,
Au fond des yeux, au fond du coeur,
Maintenant affûtons nos armes,
Soyons fidèles en nos valeurs,
Surtout ne vendons pas notre âme
Aux marchands de pouvoir claniques,
Ensemble retissons la trame
Du grand parti démocratique !

08.05.2007

Projet d'espoir en alexandrins

Enfin pour notre France un vrai « Projet d'Espoir »
Plutôt qu'un vain discours, une fausse rupture,
Qui plonge le pays tout entier dans le noir,
Plutôt qu'un programme, ou liste de mesures
Qui sont un catalogue et non une vision,
Promesses disparates, mesquines apparences
De soi-disant réformes en guise de solutions !
Alors qu'un vrai projet embrasse en cohérence
Une vision du monde qui donne le cap,
Un chemin à suivre, de profondes valeurs,
Qui conduisent nos pas, telles le dogme d'un pape,
Guident aussi nos âmes et fondent notre coeur.

Des promesses pour l'un, visant l'appât du gain,
Priorités matérielles où valeur travail
Ne rime qu'avec argent, toujours ce coquin,
Référence centrale, seule valeur qui vaille,
Au point qu'il ne parle plus de l'écologie,
Du développement, durable mais coûteux,
Signés dans un pacte mais tombés dans l'oubli
Ou bien en fin de liste en guise de voeu pieux !
Des promesses pour l'autre, un chèque pour chacun,
Distributions diverses ou autres subventions,
Et croire en la croissance pour l'emploi de demain
Creusant le déficit et ruinant la Nation !

Et ce « Projet d'Espoir », de loin je le préfère
A celui d'un autre « Pouvoir nommé désir »,
Une telle expression que je n'apprécie guère,
Ou autre « Témoignage » ou « Désirs d'avenir » .

Il est des courants que l'on ne peut arrêter,
Des grandes marées qui, par changement de lune,
Font monter la vague qu'on ne peut endiguer,
Telle est la force d'un peuple qu'on importune,
Qu'on n'écoute plus et auquel on veut dicter
Son vote en l'enfermant dans un choix bipolaire,
Lui faisant croire ainsi qu'il a pu décider
Sur une alternative entre deux clans en guerre,
Alors que ces derniers depuis 25 années
Se partagent pouvoirs et autres avantages
Et abusent par surcroît de leur autorité,
Ayant même pollué les médias, quel ravage !

Qu'est donc devenue notre grande République,
Notre belle Marianne et son bonnet phrygien,
Symbole d'affranchi depuis la Rome antique,
Et la démocratie, fierté des Athéniens ?
Où est la liberté ? Surtout le libre-échange?
Où est l'égalité ? Dans la chance, quelle justice ?
Et la fraternité ? RMI pour tout change?
Ces trois piliers qui sont bases de la bâtisse,
Il faut les relever et les solidifier,
Afin de refonder notre démocratie
Et les institutions en lesquelles se fier
Sans crainte qu'elles dérivent en une autocratie.

Aujourd'hui, citoyen, qui de ces candidats
Défend mieux ces principes et offre un vrai projet
Pour la France en ce monde devenu si ingrat,
Qui d'autre que François Bayrou ce Béarnais ?

04.03.2007

Le vote utile en version poétique

Ah, quelle joie cette campagne !
Quel délice la politique !
Surtout quand le succès vous gagne
Et que le destin fait la nique
A ceux qui d'avance claironnent
Leur victoire vite annoncée,
Alors que c'est leur glas qui sonne
Sous leurs scores encore enfoncés !
Quand ils se servent du sondage
Pour dire " bipôlarité"
Et que se retourne l'adage
En faveur d'une trinité
Où le troisième n'est point débile
Et se révèle supérieur !
Quand ils clamaient le "vote utile"
Obligatoire en leur faveur
Et qu'il leur joue un vilain tour
Offrant la belle au méprisé
Par jeu des scores du second tour
Ils seront à la fin baisés !

L'euro et le dollar (fable)

Maître Euro, sur Reuters coté, pavoisait au certain sur les pages.
Le Dollar, se sentant de côté, lui tint à peu près ce langage :
Eh bonjour Monsieur de l'Euro !
Comme vous êtes joli, comme vous me semblez beau !
Si votre figure sur cette page se rapporte à votre noble image,
Vous êtes sans mentir le phénix des monnaies avant moi !
A ces mots, l'Euro ne se sent plus de joie,
Et tout à son comble ravi,
Il ouvre un large spread et laisse tomber son prix.
Le trader s'en saisit et dit :
Mon bon ami, tout trader vit au dépens de ceux à qui il coûte,
Cette leçon vaut bien quelques ticks sans doute.

L'Euro, honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne le collerait plus.

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