04.03.2007
Nouvelle version de la Marseillaise ( Pierre et Marianne)
Allons Marianne la République
Le jour d'y croire est arrivé
Par toutes ces escroqueries
Ces vandales t'ont bien abimée
Mais tes poings ne sont pas encore liés
Entendez-vous au bord du canal
Don quichotte et ses tentes délabrées
Qui au nom de leur droits réclament
D'être des hommes et non des conjurés
Aux urnes, citoyens !
Droits de l homme nous réclamons
Marchons, marchons
Et que la rupture
Soit celle que nous voulons
Que nous veut cette horde d'outrages
De traîtres, de rois fachisés
Pour qui la race est une entrave
Une raison et une facon d'être expulsé
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04.02.2007
La Marseillaise des cotillons (Journal des Cotillons, juin 1848)
Tremblez, tyrans portant culotte !
Femmes, votre jour est venu :
Point de pitié, mettons en note
Tous les torts du sexe barbu ! (bis)
Voilà trop longtemps que ça dure,
Notre patience est à bout.
Debout, Vésuviennes, debout,
Et lavons notre vieille injure.
Liberté sur nos fronts
Verse tes chauds rayons;
Tremblez, tremblez, maris jaloux,
Respect aux cotillons ! L'homme, ce despote sauvage,
Eut soin de proclamer ses droits ;
Créons des droits à notre usage,
A notre usage ayons des lois ! (bis)
Si l'homme en l'an quatre-vingt-treize
Eut soin de ne songer qu'à lui,
Travaillons pour nous aujourd'huî,
Faisons-nous une Marseillaise !
Jusqu'à ce jour, dans ce triste monde,
Tout était borgne et de travers ;
Partout, sur la machine ronde,
La femme essuyait des revers ; (bis)
Qu'un pareil chaos se débrouille.
A nous de battre le tambour !
Et vous, messieurs, à votre tour,
Filez, filez notre quenouille.
Combien de nous furent vexées
Depuis le matin jusqu'au soir !
Nos pauvres paupières lassées,
De pleurs étaient le réservoir. (bis)
Prenons, prenons notre revanche,
Que le sexe battu jadis
Aujourd'hui batte les maris,
Ainsi, nous serons manche à manche.
On dit qu'Eve, notre grand-mère,
N'avait chemise ni maillot ;
Supprimons notre couturière,
Oui, la couturière est de trop. (bis)
La liberté, chaste amazone,
N'admet ni voiles ni verrous ;
A la barbe de nos époux
Luttons comme à Lacédémone.
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