« 2007-02 | Page d'accueil
| 2007-05 »
05.03.2007
Le paradoxe de la démocratie et du pacte social
Le fonctionnement d’une société démocratique peut conduire paradoxalement le citoyen à une déresponsabilisation voire à un désintéressement politique et la sécurité sociale conduit paradoxalement le citoyen à un comportement individualiste et moins solidaire.
A croire que toute chose comporte le germe de sa propre destruction, comme dès notre naissance nos gènes ont programmé notre propre mort. En matière sociologique, c’est idem. Que constatons-nous ?
1- Le paradoxe de la Démocratie :
Dans nos sociétés démocratiques, qui donnent au citoyen le droit de vote pour permettre au peuple de choisir ses dirigeants et ceux qui vont le représenter au Parlement pour voter les lois et contrôler leur application, nous faisons le constat d’un taux d’abstention relativement important aux votes, d’un désintéressement voir parfois d’un dégoût de la politique, d’une indulgence à l’égard des politiciens qui ont commis des fautes au motif « qu’ils font tous cela »…
Une effervescence salutaire se produit au moment des élections présidentielles, où on rebat les cartes, l’état des lieux critique est réalisé et les candidats doivent présenter un projet, un « programme ». Une partie du peuple s’y intéresse à nouveau et se met à rêver de jours meilleurs. Mais en déléguant un homme (ou une femme) à la Présidence , puis en déléguant des députés au Parlement, le citoyen décharge sa responsabilité auprès de ces personnes puis n’agit plus pendant 5 ans. D’où la déception si ceux qu’il a élus ne tiennent pas leurs promesses, ne l’informent pas sur les grands sujets à décider voire ne le consultent pas (entrée de la Turquie dans l’Europe, privatisation des autoroutes, réformes des retraites…), ne prennent pas des décisions correspondant à ce qu’il aurait souhaité. Son seul pouvoir d’action reste alors la manifestation, soit dans la rue, soit dans des médias appropriés (médias citoyens comme Agoravox ou courrier de lecteurs des journaux).
Pour rendre au citoyen un pouvoir interactif et responsabilisant dans la durée, qui légitimerait les décisions et les actions gouvernementales, il faudrait au moins :
- assainir nos institutions en redonnant au Parlement une représentativité des différentes sensibilités des partis et des régions, en redonnant au scrutin une bonne dose de proportionnelle,
-obliger ou fortement inciter les députés à faire acte de présence en ne les rémunérant et ne leur accordant le droit de vote que sur condition de présence,
- obliger le gouvernement et le Parlement à informer les citoyens de façon claire et concise des sujets qui seront débattus ainsi qu’à réaliser des évaluations régulières de l’action gouvernementale, en faisant participer des représentants des citoyens, des professions, partenaires sociaux aux débats (information participative, avec utilisation d’Internet notamment).
- recourir plus souvent au referendum pour les décisions importantes qui nécessite pour leur légitimation un soutien du peuple, sans qu’il ait l’impression qu’on décide sans lui, sans sa responsabilité.
2- Le paradoxe du pacte social :
Cela part d’une bonne intention que d’organiser une solidarité re-distributive par l’impôt, garantir la sécurité sociale, les retraites, l’éducation pour tous. Mais le fait de déléguer à l’Etat cette tâche, de surcroît en la rendant obligatoire, cela a induit un effet pervers auprès du citoyen : le sentiment qu’il a « payé » cette solidarité, comme on gagne son paradis en allant à confesse et en faisant charité, et en est par conséquent dédouané dans le reste de sa vie. On n’a plus à assumer la charge des personnes âgée autrement qu’au travers des dispositifs prévus (qui sont là pour ça !), de même que les personnes âgées aisées préfèrent partir en voyages, en cures, bref en profiter plutôt que s’occuper des petits enfants et faire l’assistance aux devoirs des enfants des parents qui travaillent. On veut bien donner une pièce au SDF qui mendie dans la rue mais on se dit « après tout c’est à l’Etat de prendre en charge ! »…Bien sûr il reste des bonnes âmes pour encore faire du bénévolat, faire partie d’associations d’entraide, heureusement, mais la fraternité et la solidarité sont devenues de moins en moins « naturelles ». Certains souhaiteraient même voir le bénévolat « rémunéré », au moins en crédit d’impôt !
Le monde est devenu plus individualiste, plus égoïste, à mesure que la solidarité nationale s’est organisée, centralisée, institutionnalisée. De même que plus les moyens de communication se sont développés, plus on a assisté à une peur de parler à l’inconnu, même à son propre voisin ! Comme on a créé la journée de la femme, celle des grands-mères, des secrétaires, on a aussi maintenant décrété une journée du voisinage pour donner un prétexte aux gens pour se rencontrer !
Un des poisons qui a alimenté ou renforcé ce phénomène est la « marchandisation » des relations humaines, la prédominance de l’argent comme médiateur de l’échange non seulement des biens mais aussi des services y compris « relationnels », et même l’argent comme valeur suprême elle-même et par le pouvoir qu’il représente.
J’ai pu l’expérimenter à mes dépens avec mes propres enfants. Au lieu de leur donner de l’argent de poche, j’ai instauré un système de points sur les notes scolaires supérieures à 15 et sur l’augmentation de moyenne, ainsi que sur des corvées d’aides ménagères. Le résultat fut au rendez-vous, les notes s’améliorèrent, il y avait des volontaires pour les corvées. Mais le revers de cette motivation me fit prendre conscience de la dangerosité de la méthode : l’enfant voyait l’argent comme le but ultime à atteindre, et non le plaisir d’apprendre et de participer aux tâches ménagères pour soulager sa mère. Double erreur !
Et concernant l’isolement des personnes âgées, l’exclusion des SDF, cet écartèlement entre non seulement les riches et les pauvres, mais les générations, une redistribution matérielle et financière n’est pas suffisante. Cette dernière a coupé le lien relationnel qui se tissait lorsque les individus devaient prendre en charge directement la solidarité.
De même au niveau des nations sur le problème Nord-Sud, une partie de l’humanité vouée à l’abandon et au pillage de ses richesses en matière première, la guerre probable annoncée autour de la rareté du pétrole et de gaz et ne l’oublions pas…de l’eau, les nations riches qui subventionnent leurs exportations et inondent les pays pauvres de produits bons marchés tuant tout le tissu agricole de ces pays et accélérant l’immigration massive de leur population vers le Nord. Se pose non seulement un problème de distribution de richesses dans le monde mais aussi de moralité et de fraternité entre les peuples et entre les hommes.
Alors que faire ? Comment retisser le lien social, permettre aux personnes de communiquer à nouveau, sans intérêt marchand, sans obligation institutionnelle ? Il s’agit bien re refonder des valeurs humaines, sociales, re remettre l’homme plus au centre des intérêts plutôt que l’argent, que ce soit en famille, à l’école, à la télévision…
Et notamment en cette période de choix présidentiel, il faut un « projet de société » et un « projet citoyen», pas simplement un « programme » qui aligne des mesures et des réponses matérielles à des questions essentiellement basées sur des problèmes d’emploi, de pouvoir d’achat, de sécurité.22:18 Publié dans analyses politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, pacte social, presidentielles
04.03.2007
Etat des lieux de l'économie française
Ayant assisté le 15 février 2007 à un exposé de Jean-Paul Betbèze, économiste renommé, sur l’état de l’économie française notamment par rapport aux autres pays et ses perspectives, à la sortie des chiffres de l’INSEE, je vous résume ce que j'ai retenu de cet état des lieux (chiffres sources INSEE de 2000 à 2006) :
- en 2006 la croissance du PIB de la France a été de 1,9% par an (inférieure à la moyenne européenne qui doit être de 2,5% et 5% pour le monde), s’expliquant par +2,5% de croissance de demande interne et –0,5% de déficit extérieur.
- L’Allemagne a un tout autre profil avec une croissance de +1,4 par an en moyenne avec +0,5% sur la demande interne et +0,9% d’exportations nettes. Elle vient en 2006 de dépasser le taux de croissance de la France et se situe dans une meilleure position grâce à sa capacité nette d’exportation, qui crée de la richesse venant de l’extérieur et a maintenant la capacité d’augmenter sa demande interne.
- La part de marché de la France à l’export sur les pays OCDE+Chine est de 7% comparé à 14% pour l’Allemagne. Sa compétitivité se dégrade et la qualité devient moyenne. Ce sont clairement les conséquences d’un manque de recherche et d’innovation.
- En terme d’investissement en recherche, la France est dans la moyenne mais ce qui est insuffisant avec 2,2% du PIB mais largement devancée par la Finlande et la Suède (4%) et le Japon (3,5%) et surtout a une part insuffisante de la recherche privée (50% alors que les pays qui la devancent sont à 80% environ) (chiffres 2003) ?
- La croissance française de ces dernières années est caractérisée par une forte consommation et demande en logement (et crédit pour ces investissements), un faible apport de l’investissement des entreprises, un taux de marge faible chez les entreprises, une stagnation de la production industrielle, et un déficit commercial record (30 mds ).
- Les environ 2% de croissance peuvent être résumés en 1% dûs à l’emploi et la démographie et 1% dûs à la productivité du travail.
- Si on ne fait rien immédiatement concernant le déficit budgétaire et l’endiguement de la dette, cette croissance passera rapidement à 1,4%. Or à ce taux on risque l’explosion sociale : les jeunes ne comprendront pas qu’on leur fait payer les retraites de la génération précédente et en même temps des impôts devenus insupportables du fait de cette génération qui a vécut au dessus de ses moyens !
- Le SMIC français est relativement élevé par rapport à la moyenne européenne et pays équivalent en niveau de vie. Il est à 50% du salaire ouvrier moyen. 16% des français salariés sont au SMIC. Si on augmente le SMIC, la conséquence sera surtout que de plus en plus de gens seront au SMIC, ceux qui sont juste au dessus du SMIC (10 à 20% au dessus) vont être « smicardisés », ce qui peut avoir des conséquences sur leur motivation et leur attitude.
- Le SMIC a déjà bénéficié de multiples augmentations qui ont renchéri le oût du travail pour les entreprises, aussi l’Etat français a-t-il compensé ceci par un allègement des charges sociales (prime pour l’emploi, représentant 5 à 6% du salaire).
- Concernant l’écart entre les riches et les pauvres salariés, les 10% des revenus les plus bas ont augmenté de 20% entre 1996 et 2004 (les 10% suivant de +15%) alors que le dernier décile de +10% et les deux précédent (couches dites « intermédiaires ») de +10%. Ces derniers sont donc désavantagés.
- Le revenu net des ménages (net d’impôts directs) progresse peu : +0,5 à +1% mais l’effet du délitement des familles (séparations) tire ce taux à la baisse (car plus de ménages).
- La perception du pouvoir d’achat est faussée : il augmente de +2,3% (mais que de 1,3% ramené par ménage et +1,4% par unité de consommation). Le passage à l’euro a induit l’idée que les prix ont augmenté, mais il y a un gros écart entre l’inflation perçue et l’inflation réellement mesurée. On se pose bien entendu le problème de la validité de l’indice. Ce dernier doit respecter une stabilité des éléments entrant dans sa composition, à qualité constante du contenu, pour permettre la comparaison. L’Insee a reconstitué plusieurs indices selon les profils de consommateurs (ouvrier, agriculteur, cadre, fumeur ou non, propriétaire ou locataire, utilisant ou non un véhicule personnel pour ses déplacements, se chauffant au fuel ou autrement…). Bien sûr il y a des différences et sont avantagés les cadres propriétaires, non fumeurs, utilisant les transports en communs !
- Concernant le partage de la valeur ajoutée entre le travail et le profit, on peut dire que la part des salaires est stabilisée alors qu’en Allemagne elle baisse à l’avantage des profits des entreprises.
- Le nombre d’heures travaillées par salarié est un des plus faible en Europe (effet 35 heures notamment).
- On peut envisager de mieux payer les salariés s’ils sont plus productifs et s’ils travaillent plus. Sinon on s’expose à un risque de compétitivité.
- Les prélèvements obligatoires sont les plus forts en Europe (44% du revenu brut, 16% rien que pour les cotisations patronales), ce qui nuit à notre compétitivité. L’idée de baisser le taux de cotisation en le compensant par un TVA sociale a déjà été expérimenté par l’Allemagne. Elle a eu pour effet de rendre les produits et services allemands plus compétitifs (baisse du coût du travail sans modification de prix vu de l’étranger et en revanche taxe s’appliquant aux produits importés, les faisant participer à la contribution sociale), un peu comme une « dévaluation déguisée » et cela a boosté le commerce extérieur.
- Enfin, la dette se monte à 1200 mds, elle a un coût prohibitif (2,4% du PIB), représentant presque le montant de l’impôt sur les revenus (50 mds). Le déficit budgétaire énorme : l’Etat dépense 20% de plus qu’il ne gagne de recettes, en fonctionnement. Il faut IMPERATIVEMENT stopper cette hémorragie tout de suite.
- Pour finir parlons des entreprises et de leur capacité à investir : rappelons tout d’abord que les entreprises du CAC 40 sont détenues à 45% par des capitaux extérieurs (non français). Ceci risque aussi de gagner les PME-PMI. Beaucoup sont à vendre, les taxes sur les successions décourageant la reprise d’entreprises familiales. Par ailleurs des fonds de « private equity » s’intéressent maintenant au marché des « mid-caps » (PME), mais surtout en visant des profits spéculatifs à court terme, achetant des entreprises à bon marché qui ont un potentiel de rentabilisation du fait de réorganisation (et délocalisations !). Ceci est dangereux pour le tissu économique et social. Les Français épargnent mais surtout en obligations (qui sont représentatives d’une dette d’entreprise ou d’Etat). Ils ont un peu peur des actions. Il faudrait utiliser l’épargne des Français pour l’investir dans l’économie française. De même les compagnie d’assurance pourraient aussi plus orienter leurs placement dans l’économie française, les actions françaises. Paradoxalement, les français sont en train de « vendre leurs actifs (entreprises) pour acheter leur passif (obligations) ! Contrairement aux américains et aux allemands.
Conclusion :
- La hausse du pouvoir d’achat passe par travailler plus ou plus efficacement, pas par l’augmentation du SMIC,
- Il faut investir plus dans la recherche mais surtout déplacer l’investissement en recherche publique vers la recherche privée (incitations fiscales ?),
- Il est impératif d’endiguer la dette immédiatement et ramener le déficit budgétaire de l’Etat à zéro, interdire un déficit de fonctionnement,
- La TVA sociale est une bonne idée pour que les charges ne reposent pas uniquement sur le coût du travail et ceci bénéficierait à la compétitivité de nos entreprises,
- Il faut encourager les placements des Français dans les PME.
19:25 Publié dans analyses politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, france
Comparaison des projets présidentiels
Ci-joint un document comparant les projets présidentiels de Bayrou, Sarkozy, Royal,Le Pen par thème (tableau word, 31 pages, mis à jour le 11 février).
Merci de vos commentaires si j'ai oublié des points importants.
Si quelqu'un peut m'aider à le mettre sous forme HTML pour l'afficher directement sur le blog, ça serait sympa !
Vous pouvez aussi aller sur le site http://www.votons.info , site interactif alimenté par les internautes, mais qui est à un niveau très détaillé et pour le moment encore incomplet.
18:05 Publié dans Elections présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : presidentielles, comparaison, candidats, bayrou, sarkozy, royal
Le vote utile en version poétique
Ah, quelle joie cette campagne !
Quel délice la politique !
Surtout quand le succès vous gagne
Et que le destin fait la nique
A ceux qui d'avance claironnent
Leur victoire vite annoncée,
Alors que c'est leur glas qui sonne
Sous leurs scores encore enfoncés !
Quand ils se servent du sondage
Pour dire " bipôlarité"
Et que se retourne l'adage
En faveur d'une trinité
Où le troisième n'est point débile
Et se révèle supérieur !
Quand ils clamaient le "vote utile"
Obligatoire en leur faveur
Et qu'il leur joue un vilain tour
Offrant la belle au méprisé
Par jeu des scores du second tour
Ils seront à la fin baisés !
17:56 Publié dans Poèmes et chansons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, presidentielle 2007, vote utile
De l'utilité du sondage pour démontrer que le vote utile...c'est Bayrou !
J'avais déjà souligné dans un article paru sur Agoravox le 3 janvier 2007 (
http://www.agoravox.fr/tb_receive.php3?id_article=17287) l'utilité du sondage pour contrer
l'argument du « vote utile » en faveur de Ségolène Royal ou de Nicolas Sarkozy contre le risque
« Le Pen au premier tour », dès l'instant que François Bayrou dépasserait Jean-Marie Le Pen dans
les sondages. Ceci a été confirmé. Bayrou est aujourd'hui à 19% et Le Pen à 12%, avec un effet
d'accélération en faveur de Bayrou.
Le paradoxe est que le « vote utile » s'inverse et devient le vote en faveur de Bayrou. Pourquoi ?
Il y a une semaine est paru un sondage qui faisait l'hypothèse d'une présence de Bayrou au second
tour contre Sarkozy ou Royal. Bayrou était donné gagnant à 54% contre Royal et à 52% contre Sarkozy
et 55% des français souhaitaient le voir présent au second tour.
Ce résultat n'a pas été beaucoup relayé dans la presse et à tout le moins a déclenché quelques
sarcasmes sur l'inanité de l'hypothèse de présence de Bayrou au second tour puisque le sondage le
donnait 3ème au 1er) tour.
Or, cette hypothèse n'est pas absurde et le résultat de cette dernière va probablement même
enclencher un deuxième coup d'accélérateur en faveur de Bayrou. Car sur l'hypothèse probable du
duel Sarkozy-Royal au 1er) tour, le sondage donne Sarkozy gagnant au second tour. Par
conséquent, les électeurs de gauche peuvent légitimement voir l'intérêt de voter Bayrou dès le 1
er tour puisque c'est le seul à pouvoir battre Sarkozy. C'est moins risqué
finalement que voter Royal en anticipant sa défaite !
Et dans le cas où les résultats de sondages s'inverseraient au profit de Royal plutôt que Sarkozy,
les électeurs de droite feraient le même raisonnement en se disant que Bayrou serait finalement
moins risqué qu'un vote Sarkozy donné perdant devant Royal?
Conclusion : dans tous les cas, le vote utile, c'est le vote Bayrou pour les électeurs du clan
donné perdant ! Ce vote est d'autant plus utile qu'il en résulterait un minimum de mécontents.
Alors qu'un vote pour Sarkozy ou pour Royal divise les français en mettant au pouvoir un clan
auquel n'adhère que 1 Français sur 4.
Je pense sérieusement que Bayrou sera au 1er tour, et de surcroît que son score sera
le meilleur.
Quoiqu'il en soit, si François Bayrou est élu Président de la République, il ne prononcera
certainement pas la phrase de Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier avait emporté la Mairie de Neuilly
sous le nez de Charles Pasqua : « Je les ai tous niqués ! ». Car François Bayrou n'est pas dans cet
esprit. Il n'a pas une machine de guerre ni une usine à tuer, il ne met pas en place d'observatoire
à failles des concurrents, il n'a pas une équipe d'experts en marketing qui analysent comment
séduire telles ou telles catégories de population ni de sbires qui rédigent ses discours et ses
promesses en les ajustant aux désirs d'avenir des français. Et cela les Français le savent. Ils ne
sont pas dupes.
17:53 Publié dans Elections présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, presidentielles 2007, vote utile
Tragédie Euroïque
C'est Eonia qui déclame :
Euro, l'unique objet de mon pressentiment !Euro, à qui l'Europe confie son ralliement !
Est-ce donc à ce sort qu'à présent nous destine
ce nouveau Dieu ? Déjà quelque guerre intestine
Entre ces pays commence à faire rage
Et demande aux sujets bien plus de courage
qu'ardemment dépensé en ces mille années.
Gestation difficile, sera-t-il mort-né ?
Ou clône de l'ECU renaissant de ses cendres,
Monstre contre nature que pour nous engendrent,
Nos rois et nos ministres tous en coeur ralliés,
Afin de nous conduire vers notre destinée ?
Ou bien est-ce un miracle, un Messie attendu,
Qui embaume les coeurs et de son arc tendu,
Lancera sans faiblir une flèche d'espérance,
Qui guérira les maux et même l'abcès qui lance
Torture dans nos plaies ouvertes du chômage,
Fantômes qui projettent leur affreuse image,
Paysages nécrosés, puanteur de mort,
Balayant ces démons, il sauvera notre sort !
Inexorable avancée vers une terre promise,
L'euro nous le clamons, devient notre devise !
17:45 Publié dans Poèmes et chansons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Euro, tragédie
Un euro, une devise
C'est un remake de "Homo, comme ils disent" de Charles Aznavour
Je suis né de Onze parents,
dont un français, l'autre allemand, un jour de fête.
J'ai pris la place à d'autres qui,
étaient depuis des décennies,
monnaies honnêtes.
Tout était bien anticipé,
mon berceau était préparé,
et je devine
qu'il a fallu des discussions
pendant toute ma gestation
en pays in.
Et sorti du convertisseur,
tout beau tout neuf, la bouche en coeur,
je vis j'existe
Malgré ces drôles d'arrondis,
les soultes et les rompus je suis
entré en piste !
Je suis un cas un peu spécial
qui entrera dans les annales,
et quoi qu'en disent
tous ceux qui ne croyaient pas que
ma naissance pourrait avoir lieu
Je suis un Euro, une devise...
Ainsi le 4 janvier matin,
j'ai été coté au certain
sur toutes les pages,
adieu le Franc, le Mark, la lire,
vous pouvez casser vos tirelires,
à moi l'image !
On m'a dit d'être le plus fort,
pour ne pas être déjà mort,
avant l'heure dite.
Alors je montre ma figure
à ceux qui malgré mon allure
me discréditent.
Et maintenant que je suis né,
plus de remords, plus de regrets
de la bascule !
J'affronterai les pires guerres,
même les tempêtes monétaires
sans ridicule.
Je serai pivot du serpent
je me dois d'être le plus grand
pour qu'on m'élise
la meilleure monnaie du monde
car plus connu que la Joconde ,
je suis un euro, une devise...
17:45 Publié dans Poèmes et chansons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Euro, chanson
L'euro et le dollar (fable)
Le Dollar, se sentant de côté, lui tint à peu près ce langage :
Eh bonjour Monsieur de l'Euro !
Comme vous êtes joli, comme vous me semblez beau !
Si votre figure sur cette page se rapporte à votre noble image,
Vous êtes sans mentir le phénix des monnaies avant moi !
A ces mots, l'Euro ne se sent plus de joie,
Et tout à son comble ravi,
Il ouvre un large spread et laisse tomber son prix.
Le trader s'en saisit et dit :
Mon bon ami, tout trader vit au dépens de ceux à qui il coûte,
Cette leçon vaut bien quelques ticks sans doute.
L'Euro, honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne le collerait plus.
17:45 Publié dans Poèmes et chansons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Euro, fable
Nouvelle version de la Marseillaise ( Pierre et Marianne)
Allons Marianne la République
Le jour d'y croire est arrivé
Par toutes ces escroqueries
Ces vandales t'ont bien abimée
Mais tes poings ne sont pas encore liés
Entendez-vous au bord du canal
Don quichotte et ses tentes délabrées
Qui au nom de leur droits réclament
D'être des hommes et non des conjurés
Aux urnes, citoyens !
Droits de l homme nous réclamons
Marchons, marchons
Et que la rupture
Soit celle que nous voulons
Que nous veut cette horde d'outrages
De traîtres, de rois fachisés
Pour qui la race est une entrave
Une raison et une facon d'être expulsé
...
17:40 Publié dans hymne national | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marseillaise, hymne national, Marianne
Leur seule devise c'est l'euro ! (RAP)
L'inflation peu à peu creuse la tombe
De la valeur de l'argent des Nations,
C'est pire encore avec la déflation :
Chômage, chantage, telle est la rançon,
Baisse des salaires, ça servira de leçon.
Avec Bretton-Woods, ils ont essayé
Les parités fixes, mais ça s'est planté :
En soixante et onze, le système éclate,
Plus de parités, échec et mat.
Alors ils inventent le serpent
Monétaire, reptile virtuel, mais sans
Adam, ni Eve, ni la pomme, dommage,
Ca aurait agrémenté le paysage.
Après toutes ces analyses, le moral à zéro,
Maintenant leur seule devise c'est l'Euro.
Qu'est-ce qu'on va faire de ces billets verts
Comment je compte : en balles, en briques ? Mystère.
Ils veulent avoir le Beur et l'argent du Beur,
La conversion du Franc, encore un leurre.
On te baise, on te lèse et on te pique ton pèze,
On te blouse, et on te pique ton flouze.
C'est pour t'obliger à changer ton fric
Tout ça pour mettre fin au trafic.
Marché artificiel des convertisseurs,
Jetés à la poubelle, à l'équarisseur,
L'Euro, en fait, en nouveau plan Marshall
Pour relancer l'économie qui va mal,
Pour occuper Pasqua, Le Pen ou Chevènement,
Ca nous laisse tranquilles pour un moment,
Afin que la France , soumise, par ce nouveau héros,
Ait une nouvelle devise, c'est l'Euro !
17:40 Publié dans Poèmes et chansons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rap, euro


